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La synodalité comme manière de vivre dans une Eglise qui se renouvelle

Publié le par Comité de pilotage

 Etant engagés depuis deux années dans un travail sur la présence et la visibilité de l’Eglise de demain, nous souhaitons que ce temps du synode soit l’occasion de débattre des propositions qui puissent dessiner une Église renouvelée , une Eglise dont l’architecture - gouvernement, sanctification, enseignement - soit celle d’une Église « en sortie » et non du « dedans », pour reprendre des expressions du pape François. Une Église qui essaie de se vivre sous le mode du « nous venons vers vous », du « nous avons à apprendre de vous », et du « cherchons ensemble ».

 

Comme le carnet de route du synode le précise, nous sommes heureux que tous en Essonne puissent être écoutés et entendus lors de ce synode. Qu’il s’agisse des personnes engagées dans différents services et des fidèles du dimanche, mais aussi ceux qui, jeunes et plus âgés, s’en sont allés silencieusement, lassés ou meurtris, et tous ceux qui ne pensent pas comme nous, ne partagent pas nos convictions ou sont d’un autre univers culturel. Nous devons effectivement offrir au « voisin-lointain » les conditions qui lui donnent envie de débattre avec nous.

Les membres de notre groupe vivront ce synode en se laissant habiter par l’Esprit-Saint, dans la prière, l’écoute et la fraternité, car ils ont conscience d’être « Fratelli tutti ».

 

Mais avec un peu d’audace et d’espoir, ils souhaitent faire l’expérience d’une synodalité qui se déploie de bas en haut, une synodalité qui voit leur évêque et leurs prêtres emprunter le pas des fidèles et être attentifs à leur « flair », une synodalité comme une manière ordinaire et permanente de vivre en Église; une synodalité qui transformera ainsi l’Église.

Dans ses formes juridiques actuelles, un synode diocésain ne peut, semble-t-il, pas tout. Et il pourrait être contraint de renvoyer à « plus loin », à « plus haut », les questions difficiles qui fâchent.

Pourquoi les fidèles en seraient-ils tenus à l’écart ?

Les membres de « Galates 3.27 » ne sont probablement pas les seuls à formuler le souhait du déploiement de la synodalité participative, délibérative, conduite dans la confiance dans notre diocèse. Ils se font simplement les porte-paroles en Essonne de demandes qui sont aussi formulées ailleurs en France, comme elles le sont par exemple en Belgique ou en Allemagne...

 

En demandant que soit questionnée la structure d’ensemble facilitant de graves dérives, crimes sexuels et comportements de contrôle des consciences ; en demandant que soit encouragé un retour d’expériences sur ce que ce qui a été vécu durant le confinement dû à la pandémie ; en demandant la synodalité plus encore qu’un synode qui en suit un et en précèderait un autre, « Galates 3.27 » est cohérent avec sa demande initiale que soit encouragé le débat dans le diocèse d’Évry et dans l’Église.

Demander la synodalité comme art de vivre et pratique permanente, n’est-ce pas s’inscrire dans les pas du Pape François qui convoque, pour l’automne 2022 à Rome, un synode sur ce thème ?

 

Un synode ne peut pas tout. Mais il peut inaugurer des temps nouveaux, ceux d’une autre façon de vivre en Eglise plus à l’écoute de l’Evangile.

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