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Hommage au père Guy HERBULOT : Le courage de l’avenir. Une vie orientée par la fraternité

Publié le par Joseph NOUVELLON

En 2018, Mgr Guy HERBULOT confiait ses souvenirs dans un livre qui porte ce titre.

Retenons du chapitre intitulé « GABARIT », des mots qui restent d’actualité (cités en italique).

« Le synode (1987-90) pour moi était une aventure, lancée avec des chrétiens portant le souci de la naissance d’une Église vivante, dans l’esprit du Concile. » Fort de l’accord de l’unanimité des votants de son conseil presbytéral, Mgr HERBULOT avait « la conviction que nous allions courir une "aventure spirituelle" où le maître d’œuvre serait l’Esprit Saint : (…) une aventure qui me dépassait et pouvait faire peur. Mais, rencontre après rencontre, en assemblée synodale composée de 500 personnes dont la majorité était élue par les assemblées de secteur, je sentis que nous passions progressivement de faire triompher son point de vue, (exprimé en termes de pouvoir, de places à revendiquer, de conflits à gérer), à l’écoute et à l’accueil de l’autre pour une véritable richesse, enfin à l’engagement dans la foi vers un large consensus au service de la mission. »

Trois résolutions étaient issues de ce synode : 1°) les jeunes ; 2°) les cités populaires, et 3°) la communauté scientifique. Ainsi qu’une nouvelle organisation du diocèse : a) un observatoire de l’évènement, (« pour nous aider à orienter les décisions pastorales ») ; b) confirmation d’un Conseil presbytéral (« qui soit le véritable conseil de l’évêque, et qu’il s’engageait à consulter sur toute question touchant à la vie du diocèse »), et c) un conseil diocésain de pastorale de d’évangélisation, (« composé de fidèles laïcs, représentant le peuple de Dieu en son entier »).

Sans oublier l’institution des « équipes animatrices », bien que non mentionnées dans ce livre.

Mgr HERBULOT à la veille d’un deuxième synode (1996-97) constatait : « Nous avions fait l’expérience d’une Église synodale qui, seule, peut aider à prendre en compte les réalités d’un monde en grande mutation, avec une dimension internationale. (…) Dans un premier temps, nous avions analysé ces situations nouvelles : la tentation de retours frileux, une plus grande dérégulation de l’économie, la reconnaissance qui va aux gagnants qui peuvent payer, la montée de l’exclusion, une vie de plus en plus éclatée, le chômage et des formes de destruction des personnes, en particulier des jeunes, face à un avenir qui paraît de plus en plus incertain. »

Mais, « dans tous nos débats animés, est apparue l’image d’une Église hospitalière, une Église Peuple de Dieu, en dialogue avec le monde. »

NB Le GABARIT est un outil du bâtiment qui définit le tracé d’un profil, en vue de sa reproduction (répétée si nécessaire) ou du contrôle d’un passage à respecter.

 

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