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Fratelli tutti, une interpellation pour les chrétiens de l'Essonne

Publié le par Joseph NOUVELLON

Dans sa lettre encyclique Sur la fraternité et l'amitié sociale (2020), le pape François reprend les mots « Fratelli tutti » par lesquels François d’Assise proposait à tous ses frères et sœurs un mode de vie au goût de l’Evangile et exprimait l’essentiel d’une fraternité ouverte indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite.

Le deuxième chapitre évoque un étranger sur le chemin, une parabole qui se présente de telle manière que chacun de nous peut se laisser interpeller par elle. Le bon Samaritain est l'étranger qui donne de son argent et de son temps à un blessé.

« À qui, (du prêtre ou du lévite), t’identifies-tu ? » C’est le pape François qui pose cette question crue, directe et capitale…, qui écrit plus loin : nous sommes analphabètes en ce qui concerne l’accompagnement, l’assistance et le soutien aux plus faibles de nos sociétés développées ; nous sommes habitués à regarder ailleurs, à passer outre, à ignorer les situations jusqu’à ce qu’elles nous touchent directement.

Ce texte nous invite à raviver notre vocation de citoyens de nos pays respectifs et du monde entier, bâtisseurs d’un nouveau lien social ; (…) La parabole nous met en garde contre certaines attitudes de ceux qui ne se soucient que d’eux-mêmes et ne prennent pas en charge les exigences incontournables de la réalité humaine ; (…) Chaque jour, nous sommes confrontés au choix d’être de bons samaritains ou des voyageurs qui « passent outre en regardant de l’autre côté.

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Voilà qui, catholiques en Essonne nous interpelle : comment appliquer le précepte du Christ. Le prochain est celui qui a exercé la miséricorde envers celui qui est tombé ? Et comment appliquer ce que dit Jésus : « va, et toi aussi, fais de même. » ?

La question fait débat dans nos sociétés et même les catholiques ne sont pas d’accord sur la réponse à lui donner. Comme à d’autres questions : cette prescription peut-elle être le fondement d’une politique migratoire ? Comment faire, au-delà de la compassion, une vraie charité ? À la lumière de l’Évangile, les croyants sont amenés à affronter des opinions contraires à ce sujet. Nous pouvons travailler à concilier nos valeurs et ce que l’on peut réellement faire ; entre l’humanitaire et le réalisme. Vaste sujet de débat !

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N.B. Les mouvements d’Église de l’Essonne nous proposent de se réunir à ce sujet le dimanche 26 septembre 2021, de 9 h 30 à 17 h 00 à la Clarté-Dieu à Orsay.

S’inscrire au fratellitutti91@orange.fr ou en appelant au 07.81.22.31.67

 

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Hommage au père Guy HERBULOT : Le courage de l’avenir. Une vie orientée par la fraternité

Publié le par Joseph NOUVELLON

En 2018, Mgr Guy HERBULOT confiait ses souvenirs dans un livre qui porte ce titre.

Retenons du chapitre intitulé « GABARIT », des mots qui restent d’actualité (cités en italique).

« Le synode (1987-90) pour moi était une aventure, lancée avec des chrétiens portant le souci de la naissance d’une Église vivante, dans l’esprit du Concile. » Fort de l’accord de l’unanimité des votants de son conseil presbytéral, Mgr HERBULOT avait « la conviction que nous allions courir une "aventure spirituelle" où le maître d’œuvre serait l’Esprit Saint : (…) une aventure qui me dépassait et pouvait faire peur. Mais, rencontre après rencontre, en assemblée synodale composée de 500 personnes dont la majorité était élue par les assemblées de secteur, je sentis que nous passions progressivement de faire triompher son point de vue, (exprimé en termes de pouvoir, de places à revendiquer, de conflits à gérer), à l’écoute et à l’accueil de l’autre pour une véritable richesse, enfin à l’engagement dans la foi vers un large consensus au service de la mission. »

Trois résolutions étaient issues de ce synode : 1°) les jeunes ; 2°) les cités populaires, et 3°) la communauté scientifique. Ainsi qu’une nouvelle organisation du diocèse : a) un observatoire de l’évènement, (« pour nous aider à orienter les décisions pastorales ») ; b) confirmation d’un Conseil presbytéral (« qui soit le véritable conseil de l’évêque, et qu’il s’engageait à consulter sur toute question touchant à la vie du diocèse »), et c) un conseil diocésain de pastorale de d’évangélisation, (« composé de fidèles laïcs, représentant le peuple de Dieu en son entier »).

Sans oublier l’institution des « équipes animatrices », bien que non mentionnées dans ce livre.

Mgr HERBULOT à la veille d’un deuxième synode (1996-97) constatait : « Nous avions fait l’expérience d’une Église synodale qui, seule, peut aider à prendre en compte les réalités d’un monde en grande mutation, avec une dimension internationale. (…) Dans un premier temps, nous avions analysé ces situations nouvelles : la tentation de retours frileux, une plus grande dérégulation de l’économie, la reconnaissance qui va aux gagnants qui peuvent payer, la montée de l’exclusion, une vie de plus en plus éclatée, le chômage et des formes de destruction des personnes, en particulier des jeunes, face à un avenir qui paraît de plus en plus incertain. »

Mais, « dans tous nos débats animés, est apparue l’image d’une Église hospitalière, une Église Peuple de Dieu, en dialogue avec le monde. »

NB Le GABARIT est un outil du bâtiment qui définit le tracé d’un profil, en vue de sa reproduction (répétée si nécessaire) ou du contrôle d’un passage à respecter.

 

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