Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Des réactions personnelles au rapport Sauvé sur la pédocriminalité en Église (1/N)

Publié le par Jean-Paul LECLERC

« J’ai personnellement été exposé à, mais non pas victime d’actes de pedocriminalité par un prêtre. Si j’en ai échappé, c’est grâce à un autre prêtre, les choses exigeant donc un très délicat discernement. »

Par contre, je ne crois pas au ressassement, à la culpabilisation désordonnée, aux comparaisons statistiques, aux laborieuses explications et justifications qui nous tentent mais à l’urgence et au temps long du discernement en effet, en communauté, pour « faire toutes choses nouvelles » et se départir du « vieil homme », « pour revêtir, l’homme nouveau », c’est-à-dire le Christ et nous-mêmes. L’homme nouveau appelé à panser et penser et, pour ce faire, vivre le sacrement du frère, préalable à un engagement de missionnaire, pour apprendre à et savoir « dire sa foi ».

 

L’Eglise n’est pas « en faillite » ; si l’institution humaine peut être vue comme l’étant, le Corps du Christ ne l’est pas.

Le Diviseur menace et la division aussi, entre nous et d’avec les hommes en général, nous guette au coin du bois. Les armes à leur opposer sont l’indulgence, la bienveillance, le pardon, la miséricorde.

Enfin, on ne pourra pas faire l’économie, dans le cadre plus large d’une nouvelle pensée sur la gouvernance, et de ce point de vue l’appel lancé à un synode universel sur la synodalité est une providence, sur la place, le rôle, le statut du prêtre, pas seulement sa vie sexuelle mais sa personne en son unité, pour revisiter le « in persona Christi » et l’homme « mis à part ». Mais cette réflexion ne peut être indépendante de celle sur le rôle, la place et de la personne des laïcs en Eglise, indissolublement liés aux premiers.

 

L'auteur : Jean-Paul LECLERC, laïc, membre fondateur de l’équipe du secteur pastoral de Corbeil en mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi, également du groupe Galates en Essonne et de la Fraternité St Jean Baptiste dans le diocèse de Tulle

Voir les commentaires

Fratelli tutti, une interpellation pour les chrétiens de l'Essonne

Publié le par Joseph NOUVELLON

Dans sa lettre encyclique Sur la fraternité et l'amitié sociale (2020), le pape François reprend les mots « Fratelli tutti » par lesquels François d’Assise proposait à tous ses frères et sœurs un mode de vie au goût de l’Evangile et exprimait l’essentiel d’une fraternité ouverte indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite.

Le deuxième chapitre évoque un étranger sur le chemin, une parabole qui se présente de telle manière que chacun de nous peut se laisser interpeller par elle. Le bon Samaritain est l'étranger qui donne de son argent et de son temps à un blessé.

« À qui, (du prêtre ou du lévite), t’identifies-tu ? » C’est le pape François qui pose cette question crue, directe et capitale…, qui écrit plus loin : nous sommes analphabètes en ce qui concerne l’accompagnement, l’assistance et le soutien aux plus faibles de nos sociétés développées ; nous sommes habitués à regarder ailleurs, à passer outre, à ignorer les situations jusqu’à ce qu’elles nous touchent directement.

Ce texte nous invite à raviver notre vocation de citoyens de nos pays respectifs et du monde entier, bâtisseurs d’un nouveau lien social ; (…) La parabole nous met en garde contre certaines attitudes de ceux qui ne se soucient que d’eux-mêmes et ne prennent pas en charge les exigences incontournables de la réalité humaine ; (…) Chaque jour, nous sommes confrontés au choix d’être de bons samaritains ou des voyageurs qui « passent outre en regardant de l’autre côté.

***********************************************

Voilà qui, catholiques en Essonne nous interpelle : comment appliquer le précepte du Christ. Le prochain est celui qui a exercé la miséricorde envers celui qui est tombé ? Et comment appliquer ce que dit Jésus : « va, et toi aussi, fais de même. » ?

La question fait débat dans nos sociétés et même les catholiques ne sont pas d’accord sur la réponse à lui donner. Comme à d’autres questions : cette prescription peut-elle être le fondement d’une politique migratoire ? Comment faire, au-delà de la compassion, une vraie charité ? À la lumière de l’Évangile, les croyants sont amenés à affronter des opinions contraires à ce sujet. Nous pouvons travailler à concilier nos valeurs et ce que l’on peut réellement faire ; entre l’humanitaire et le réalisme. Vaste sujet de débat !

***********************************************

N.B. Les mouvements d’Église de l’Essonne nous proposent de se réunir à ce sujet le dimanche 26 septembre 2021, de 9 h 30 à 17 h 00 à la Clarté-Dieu à Orsay.

S’inscrire au fratellitutti91@orange.fr ou en appelant au 07.81.22.31.67

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>